Portraits d’écolos imparfait(e)s #20: Chloé

Cette semaine, il me fait plaisir de vous présenter une autre membre du Zero Waste Blogger Network! Il s’agit de Chloé Lepeltier, une blogueuse Française maintenant expatriée à Portland, OR, aux États-Unis.

Alors, comment s’est d’essayer d’avoir un mode de vie zéro déchet dans le pays champion en surconsommation?

Chloé.
Chloé.

Qu’est-ce qui te motive à vouloir faire ta part pour les changements climatiques?

J’avoue avoir commencé cette démarche de manière assez égoïste. Je voulais une vie plus simple et moins encombrée. J’ai donc commencé par faire le tri dans mes placards. Puis, angoissée à l’idée de m’installer dans le pays du poulet aux hormones et des OGM (je grossis volontairement le trait), j’ai voulu savoir d’où venaient les produits que j’allais consommer. Je tenais à préserver ma santé mentale, et physique.
En chemin, j’ai fait un bilan. J’en ai conclu que ce qui me rendait heureuse dans ce mode de vie était le fait qu’il me fasse du bien non seulement à moi, mais aussi à mon environnement (ma famille) et à l’environnement en général.

Ton défi personnel (du moment ou à long-terme)?

Tendre toujours plus vers le zéro-déchet. J’ai commencé très fort après avoir lu le livre de Béa Johnson, mais après maintenant quelques années, j’ai revu mes priorités. Plutôt que de me priver d’acheter un produit d’emballé, je travaille désormais à faire en sorte que ce genre de chose ne me fasse pas envie.
Mon défi quotidien est donc de rester motivée, d’affronter les obstacles et d’accepter les échecs.

Qui t’inspire (personne(s) et/ou projet(s) écolos)?

Je pourrais écrire un roman ne serait-ce que pour citer toutes les personnes qui m’inspirent!
Tu m’inspires. Mon amie Kristin qui a crée un magnifique tablier de cueillette qu’elle teint elle-même avec les fleurs et plantes de son jardin m’inspire. Mon amie Eva qui a le jardin potager le plus luxuriant que je connaisse m’inspire. Ce groupe de personnes qui se réunit pour enlever les mauvaises herbes dans notre parc municipal afin d’éviter que les services de la ville ne viennent pulvériser des pesticides m’inspire.
Il ne se passe pas un jour sans que je rencontre quelqu’un qui – parfois sans le savoir – me donne envie de continuer de militer pour la planète.
Une partie de son garde-manger.
Une partie de son garde-manger.

Quel est ton plus grand obstacle à ce jour?

J’applique ce mode de vie depuis que je me suis expatriée aux États-Unis. Je vis dans une sorte de bulle où j’ai pu commencer de zéro et expérimenter à ma guise. Toutefois, je suis bien consciente que Portland dispose de ressources innombrables pour ceux qui souhaitent réduire leur impact sur l’environnement.
Mon plus grand défi serait d’appliquer cela de retour en Europe, dans ma famille, parmi mes amis. J’ai pu en faire l’expérience durant un séjour de quelques semaines au mois de mai dernier et lors de la visite de mes parents à Portland cet été. Le bilan était mitigé.

Et ta plus grande fierté/réussite à ce jour?

Ce n’est pas évident de se féliciter de ses propres accomplissements. Disons que je suis fière d’avoir choisi cette voie, et d’avoir embarqué quelques personnes dans cette aventure, que ce soit mon mari ou les lecteurs de mon blogue.

À ton avis, pourquoi est-il important de faire sa part pour l’environnement?

Je ne suis ni géopoliticienne, ni sociologue, ni économiste, mais j’ai le sentiment que si la question de la protection de l’environnement était la priorité pour les États du monde, des conflits pourraient être évités et des inégalités pourraient être gommées.
Nous n’avons qu’une planète. Son équilibre est précaire. Agissons avant que la situation ne soit irréversible. Pour nous. Pour les générations futures.
Furoshiki.
Furoshiki.

Qu’est-ce qui fait de toi une écolo imparfaite / qu’est-ce que tu pourrais améliorer?

Je reste une fanatique de mode. Même si j’ai fortement réduit ma collection de chaussures et si je sélectionne désormais consciencieusement les pièces que j’achète, je reste très influencée et influençable par les tendances. Je manque de connaissances sur les textiles, les matières et leur impact sur l’environnement. À ce propos, j’ai un projet en tête qui m’aidera probablement à lier l’utile à l’agréable : la création de ma propre collection capsule! Ce n’est qu’un vague projet, mais j’aime l’idée de n’avoir que quelques pièces intemporelles dans sa penderie.

Où peut-on te suivre dans tes démarches?

Sur mon blogue, Conscious by Chloé (en anglais) ou sur Twitter et Instagram.

***

Vous voulez aussi participer au projet? Tous les détails sont par ici!

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3 thoughts on “Portraits d’écolos imparfait(e)s #20: Chloé

  1. Une fois de plus, merci pour le partage. Je suis maman de deux grands ados-jeunes adultes. Ils vérifient bien que je jette la bouteille de vin en verre (vide !) dans le bon container mais se contre-fichent de leurs déchets générés par leurs MacDo !!!
    Quant à moi, je ne dépense plus rien pour mes vêtements, j’écoule mon stock (impressionnant) et je tricote !

    J'aime

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